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  • Les conférences programmées au CAPOP de septembre 2020 à juin 2021:


    • Conférence «Familles à filiation particulière : l’exemple du parcours d’aide médicale à la procréation pour les couples infertiles»

      Conférence d’Ophélie Segade-Bourgeoiset, mardi 23 février 2021 à 20h30 en visio-conférence (tout public)

      Van Gogh, Premiers pas, 1890

      La diffusion des pratiques de l’aide médicale à la procréation (AMP) soulève de nombreuses questions quant aux enjeux de cette médicalisation de la conception tant sur la parentalité que sur le devenir des enfants.

      La plupart des recherches actuelles tendent à montrer qu’il n’y aurait pas de différence entre les enfants issus de l’AMP et ceux issus d’une conception classique, même lorsque les couples ont eu recours à un don de gamètes (S Golombok et al., 1996; Susan Golombok, Blake, Casey, Roman, & Jadva, 2013; Susan Golombok, Ilioi, Blake, Roman, & Jadva, 2017). Par ailleurs, les couples seraient plus solides et témoigneraient d’un taux de divorce nettement inférieur à la moyenne (S. Golombok, 2015).

      Quels sont donc les mécanismes adaptifs du couple qui permettent l’issue favorable de l’expérience de l’aide médicale à la procréation ? Si le couple va bien, avec quoi doit-il composer ? Et à quel prix ?

      L’infertilité est une épreuve, tout comme le passage par l’aide médicale à la procréation (AMP) (Goëb et al., 2006; Ogawa, Takamatsu, & Horiguchi, 2011), ainsi que le recours à un tiers donneur. Ce sont autant d’étapes qui vont aboutir à un certain nombre de réaménagements fantasmatiques, lesquels ne seront pas sans incidences (Almeida, 2002).

      La conception passe du domaine du privé à la sphère publique, la sexualité du couple est alors exposée, le médical s’introduit dans ce qui est de l’ordre du naturel, avec toute la violence que cette effraction dans l’intime laisse entrevoir. Mais la particularité du don de gamètes va représenter une blessure bien plus douloureuse : celle de la rupture avec la filiation biologique de l’un des parents. Si la biologie ne fait pas à elle seule la filiation, lorsqu’elle est entravée, la souffrance que génère l’infertilité est pourtant signe d’une impasse dans la transmission (M. Bydlowski, 1997).

      Les enfants seraient-ils alors préservés de tous les bouleversements que rencontrent le couple qui traverse une infertilité ? Comment s’organise la dynamique familiale dans ce contexte ? L’infertilité a-t-elle une influence sur le couple et sur les interactions parents-enfants ?

      Mes propos seront illustrés à l’appui de vignettes cliniques issues de ma pratique.

      Ophélie Segade-Bourgeoiset est psychologue clinicienne, docteur en psychologie et travaille en liaison périnatalité à l’hôpital Necker-Enfants malades.

      Elle a exercé pendant 9 ans à la maternité de l’hôpital de Rambouillet. Son travail de Doctorat a porté sur les réaménagements du couple après avoir conçu par insémination artificielle avec donneur et s’est effectué en partenariat avec l’hôpital Cochin. Elle exerce également au CMP du 15ème arrondissement ainsi qu’en libéral.

      Tarifs : Membres du CAPOP: 10€ – Extérieurs: 15€ – Étudiants et chômeurs: 10€
      Lieu : en visio-conférence, pour s’inscrire cliquez ici.


      Conférence « Phénomènes environnementaux et nouvelles souffrances psychiques: de l’éco-anxiété à la résilience intérieure »

      Conférence de Charline SCHMERBER, mardi 8 décembre 2020 à 20h30 en visio-conférence (tout public)

      Illustration : Catrin Welz-Stein

      L’activité humaine a impacté l’écosystème Terre et en a fragilisé l’équilibre. Nous faisons aujourd’hui face à de nombreux bouleversements : pandémie, réchauffement climatique, perte de la biodiversité, acidification des océans…

      En miroir de ce qui peut être qualifié d’effondrement extérieur, un effondrement intérieur est vécu chez certains individus. Des nouvelles souffrances émergent.

      L’éco-anxiété, la solastalgie, la collapsalgie – effondralgie deviennent des clés d’entrée pour démarrer une psychothérapie. Quels sont les maux des patients qui arrivent à nos cabinets avec ces nouveaux motifs de consultation ? Quels sont les profils de ces thérapisants et quels thèmes émergent en séance ?

      Les phénomènes environnementaux ont généré un sentiment d’incertitude et d’insécurité qui ont été intensifiés par la crise sanitaire. Nous sommes aujourd’hui en train de traverser une crise existentielle et identitaire qui vient impacter les quatre sécurités définies par l’Analyse-Psycho-Organique. Comment pouvons-nous accompagner nos patients dans ce processus de transition intérieure ?

      • Différents cas cliniques seront utilisés pour illustrer la démarche d’accompagnement de ces nouvelles souffrances psychiques.
      • Ce partage de pratique mettra en lumière les outils de l’Analyse Psycho-Organique utilisés au service du processus thérapeutique.

      Suite à ce partage théorique, un temps plus « expérientiel » sera proposé afin d’approfondir le thème. Cela permettra aussi aux participants de se relier les uns avec les autres, dans un contexte actuel où nous vivons collectivement de nombreux processus de séparation.

      Charline Schmerber est Analyste psycho-organique et exerce à Montpellier. Sensible aux phénomènes environnementaux et aux récits possibles d’effondrement systémique de notre civilisation, elle s’est spécialisée sur les souffrances psychiques qui émergent des réalités écologiques actuelles (collapsalgie – effondralgie).

      Elle s’intéresse aussi à l’éco-psychologie et propose un travail en psychothérapie sur les problématiques environnementales dans le cadre de son cabinet. Elle s’ouvre aujourd’hui à un accompagnement dans la nature en séance individuelle et en groupe.

      Charline Schmerber est l’auteure du site www.solastalgie.fr

      Tarifs : Membres du CAPOP: 10€ – Extérieurs: 15€ – Étudiants et chômeurs: 10€
      Lieu : en visio-conférence, pour s’inscrire cliquez ici.