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  • Les conférences programmées au CAPOP de septembre 2019 à juin 2020:


    Conférence «La nature comme médiation thérapeutique: quand la psychothérapie s’ouvre à l’environnement»

    Conférence de Yann DESBROSSES, jeudi 19 septembre 2019 à 20h30 au CAPOP (public: thérapeutes et étudiants)

    Conférence Yann Desbrosses sept 2019

    Quand nous avons le désir de nous sentir plus pleinement vivants, quand nous cherchons le sentiment d’appartenir et de participer à ce monde en mouvement, la nature peut devenir un guide.

    Elle invite à s’ouvrir à la sensorialité, à se reconnecter à cette capacité innée du petit enfant et de l’animal : savourer une odeur, contempler les nuances de la lumière, les sons du vent et des oiseaux, respirer … et simplement trouver une place où se sentir bien dans le paysage.

    Même si nous pressentons parfois le pouvoir thérapeutique de la nature, nous allons rencontrer le psychothérapeute dans un espace coupé du monde : entre les quatre murs d’un cabinet. Quels sont les avantages du cabinet, et quelles en sont les limites ? Pratiquer la psychothérapie dans un espace clos est-il un choix, ou bien une habitude non questionnée ? Sur quelle vision de l’être humain se fonde l’usage exclusif du cabinet ?

    Pendant 10 ans, je n’ai pas osé exercer hors de mon cabinet. Les questions du cadre et de la contenance me travaillaient. J’ai dû prendre le temps d’interroger : « qu’est-ce qui est thérapeutique ? » Et puis un jour, j’ai accompagné un de mes patients à une séance itinérante au parc. De nouvelles perspectives thérapeutiques se sont ouvertes, que j’aimerais partager avec vous.

    Au cours de cette conférence, je vous proposerai de découvrir comment le contact avec les éléments naturels peut être une médiation thérapeutique. Pour accompagner en parole ce que vous vivrez dans votre corps, je m’appuierai sur l’Analyse Psycho-Organique (APO) : une méthode de psychothérapie qui mobilise les liens entre sensation, émotion et pensée, pour frayer un chemin à la puissance vitale en soi. En effet prendre plaisir à la sensation est une voie d’accès à l’impulse primaire, et choisir un espace où se poser est une forme de symbolisation.

    Nous verrons enfin comment l’APO est une paire de lunettes bien adaptée pour découvrir ce courant qui émerge puissamment depuis 25 ans dans les pays anglo-saxons : l’écopsychologie.

    Yann Desbrosses est praticien en psychothérapie (Analyse Psycho-Organique, EMDR) à Champs sur Marne et à Paris, et superviseur.

    Dans son cadre le patient vit la séance au cabinet, et s’il le souhaite parfois au parc. Il coanime avec la psychologue Julia Boyer un groupe psychothérapeutique continu en espace naturel.

    Co-auteur de l’ouvrage collectif « L’Analyse Psycho-Organique – Les voies corporelles d’une psychanalyse » (éditions L’Harmattan), Yann a exercé pendant 12 ans le métier de danseur acrobate, pour des spectacles en nature mettant le corps en contact avec l’arbre, l’eau, la terre.

    Pour plus d’informations: www.yanndesbrosses-therapeute.info

    Tarifs : Membres du CAPOP : 10€ – Extérieurs : 15€ – Étudiants et chômeurs : 10€
    Lieu : CAPOP, 22 rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris (Métro République).
    Au fond de l’allée centrale, porte de droite, en bas des escaliers.
    Une réservation est recommandée par email à capop.adm@gmail.com.


    Conférence «Symptômes sexuels douloureux : l’exemple de la dyspareunie chez la femme. Comment la mise en place d’un accompagnement pluridisciplinaire mobilise-t-elle le sujet dans son unité psyché-soma?»

    Conférence d’Emilie Moreau et Axelle Romby, jeudi 14 novembre 2019 à 20h30 au CAPOP (public: thérapeutes et étudiants)


    Les dyspareunies, ou douleurs à la pénétration vaginale, polymorphes et d’étiologies diverses, ont des répercussions importantes sur la qualité de vie sexuelle des femmes et des couples.

    Identifiées comme un symptôme d’origine somatique par les femmes, les médecins somaticiens, le plus souvent les gynécologues, sont les premier.e.s consulté.e.s. Ces dernier.e.s étant peu formé.e.s sur ces symptômes, et en l’absence de signes cliniques attestant d’une pathologie connue, vont répondre que l’origine de cette douleur est psychologique et peuvent alors proposer des solutions inadaptées ou laisser ces femmes dans une errance thérapeutique emprunte de culpabilité et d’un sentiment d’isolement quant à leur souffrance.

    Une fois le diagnostic posé, il est le plus souvent nécessaire de mettre en place autour des femmes souffrant de ce symptôme douloureux une prise en soins en co-thérapie.

    • Peuvent intervenir un.e médecin, un.e kinésithérapeute ou un.e sage-femme sexologue afin de poser le diagnostic, éliminer les diagnostics différentiels, préférentiellement en collaboration avec un.e gynécologue spécialiste des pathologies vulvaires. Ces professionnel.le.s vont évaluer les autres dimensions de la fonction sexuelle et ses éventuelles répercussions sur le couple, assurer une information et une éducation sur l’anatomie et travailler sur les croyances, en lien avec le corps mais également avec le sexe et la sexualité.
    • Des méthodes d’accompagnement comportementales vont parfois être proposées afin de permettre à la femme et au couple de mettre en place un contexte favorable à la récupération d’une vie sexuelle satisfaisante.
    • Enfin, un accompagnement en psychothérapie sera le plus souvent nécessaire afin de travailler sur le sens de ce symptôme. Quelle place tient-il dans l’économie psychique de la femme ? Aider la patiente à étayer son processus et l’accompagner vers un positionnement en tant que sujet est, selon nous, fondamental.

    Les co-thérapies telles que nous les décrirons lors de cette présentation consistent en des prises en soins simultanées et coordonnées, durant lesquelles les femmes ont :

    • la possibilité de penser leur symptôme,
    • de le comprendre dans ses dimensions intrapsychiques mais également relationnelles, culturelles et corporelles et ce, dans différents espaces.
    • Le tout visant à restaurer une unité psychosomatique « abîmée » par un vécu douloureux du corps à travers la sexualité durant de nombreuses années.

    Nous illustrerons nos propos avec des cas cliniques issus de nos pratiques en sexologie.

    Emilie Moreau est psychologue clinicienne et sexologue, elle exerce en cabinet libéral et en institution avec une activité au centre de santé sexuelle de l’Hôtel-Dieu et en biologie de la reproduction à l’hôpital Tenon.

    Axelle Romby est médecin de santé publique et sexologue, elle exerce également en cabinet libéral et dans le cadre du Cegidd (centre gratuit d’information de dépistage et de diagnostic du VIH et des infections sexuellement transmissibles) de l’hôpital Fernand Widal.

    Toutes deux font partie du Réseau de Santé Sexuelle Publique d’Ile-de-France, réseau ayant pour objectif le travail en réseau et la promotion d’un accès aux soins en santé sexuelle pour toutes et tous. C’est notamment par ce biais que sont favorisées les possibilités de co-thérapies souvent nécessaires pour une prise en soins sexologique optimale

    Tarifs : Membres du CAPOP : 10€ – Extérieurs : 15€ – Étudiants et chômeurs : 10€
    Lieu : CAPOP, 22 rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris (Métro République).
    Au fond de l’allée centrale, porte de droite, en bas des escaliers.
    Une réservation est recommandée par email à capop.adm@gmail.com.


    Conférence «Je, Tu, Nous et la sainte folie des couples»

    Conférence de Catherine Maggioli, jeudi 16 janvier 2020 à 20h30 au CAPOP (public: thérapeutes et étudiants)

    Une femme demande à son mari d’aller faire les courses de Noël avec elle, mais il refuse.

    Elle réitère sa demande en râlant : – « C’est toujours pareil à Noël ! ».

    Il lui rétorque : – « Ne fais pas de Noël un problème, les cadeaux peuvent s’acheter sur Internet, nous avons le temps. Là je suis bien, après une grosse semaine de travail, j’ai envie de rester tranquille, d’aller à mon rythme. Comme d’habitude tu vas me presser. Et plus tu vas me mettre la pression, moins je vais t’entendre ! »

    Sa femme est hors d’elle. La situation la replonge dans ses impuissances infantiles, elle devient hystérique. Et comme à chaque fois, il ne sait pas réagir autrement qu’en lui parlant comme il l’a fait précédemment. Il finit par prendre sa doudoune, ses papiers et s’en va en claquant violemment la porte…

    Il se croit libéré. Elle est une pauvre petite fille, replongée dans la situation de son enfance le jour où son père a quitté la maison, la laissant avec une mère dépressive incapable de prendre soin d’elle et de la sécuriser. Ce couple vient un jour en psychothérapie, plus exactement en processus de thérapie de couple en Analyse Psycho-Organique.

    En séance individuelle, le thérapisant vient toujours pour renouer avec le sens qu’il veut donner à sa vie (résiduel, conséquentiel) et que les situations (familiale, environnementale, transgénérationnelle ou individuelle par maladie ou handicap) lui interdisent, l’empêchent ou le croit-il. La souffrance annihile le sens. Il en est de même en processus de couple et, en plus, chacun de ses membres vient avec ses parents, ses ex, voire sa fratrie et ses ancêtres ! En Analyse Psycho-Organique le couple est constitué, d’une part, de 2 individualités – 2 « Je » –, chacun étant un « Tu » pour l’autre ainsi qu’un « Je », d’autre part, du « Nous » et enfin du couple (parental, social, etc…). C’est dire combien un couple est complexe !

    A l’appui de vignettes cliniques, Catherine Maggioli évoquera plus spécifiquement au cours de cette conférence « Les 5 phases de la relation amoureuse » d’après le concept des « 5 pas vers le réel » conçu par Paul Boyesen, ainsi que la notion de pré-crise, crise et post-crise.

    Catherine Maggioli a exercé en tant que sophrologue et médiatrice familiale et conjugale. Elle est psychothérapeute depuis 23 ans, analyste psycho-organique, superviseuse agrée par l’EFAPO.

    Elle exerce à Saint Cloud dans les Hauts de Seine ; elle reçoit des adultes, enfants et famille, adolescents et couples. Formée depuis 15 ans par Paul et Joëlle Boyesen, elle accompagne des couples avec cette transmission en analyse psycho-organique comme base d’élaboration, agrémentée, au moment adéquat, d’exercices de tantra, de temps de respiration, de méditation, d’exercices psycho-énergétiques, de constellations familiales…

    Tarifs : Membres du CAPOP : 10€ – Extérieurs : 15€ – Étudiants et chômeurs : 10€
    Lieu : CAPOP, 22 rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris (Métro République).
    Au fond de l’allée centrale, porte de droite, en bas des escaliers.
    Une réservation est recommandée par email à capop.adm@gmail.com.


    Conférence «Familles à filiation particulière : l’exemple du parcours d’aide médicale à la procréation pour les couples infertiles»

    Conférence d’Ophélie Segade-Bourgeoiset, jeudi 19 mars 2020 à 20h30 au CAPOP (public: thérapeutes et étudiants)

    Van Gogh, Premiers pas, 1890

    La diffusion des pratiques de l’aide médicale à la procréation (AMP) soulève de nombreuses questions quant aux enjeux de cette médicalisation de la conception tant sur la parentalité que sur le devenir des enfants.

    La plupart des recherches actuelles tendent à montrer qu’il n’y aurait pas de différence entre les enfants issus de l’AMP et ceux issus d’une conception classique, même lorsque les couples ont eu recours à un don de gamètes (S Golombok et al., 1996; Susan Golombok, Blake, Casey, Roman, & Jadva, 2013; Susan Golombok, Ilioi, Blake, Roman, & Jadva, 2017). Par ailleurs, les couples seraient plus solides et témoigneraient d’un taux de divorce nettement inférieur à la moyenne (S. Golombok, 2015).

    Quels sont donc les mécanismes adaptifs du couple qui permettent l’issue favorable de l’expérience de l’aide médicale à la procréation ? Si le couple va bien, avec quoi doit-il composer ? Et à quel prix ?

    L’infertilité est une épreuve, tout comme le passage par l’aide médicale à la procréation (AMP) (Goëb et al., 2006; Ogawa, Takamatsu, & Horiguchi, 2011), ainsi que le recours à un tiers donneur. Ce sont autant d’étapes qui vont aboutir à un certain nombre de réaménagements fantasmatiques, lesquels ne seront pas sans incidences (Almeida, 2002).

    La conception passe du domaine du privé à la sphère publique, la sexualité du couple est alors exposée, le médical s’introduit dans ce qui est de l’ordre du naturel, avec toute la violence que cette effraction dans l’intime laisse entrevoir. Mais la particularité du don de gamètes va représenter une blessure bien plus douloureuse : celle de la rupture avec la filiation biologique de l’un des parents. Si la biologie ne fait pas à elle seule la filiation, lorsqu’elle est entravée, la souffrance que génère l’infertilité est pourtant signe d’une impasse dans la transmission (M. Bydlowski, 1997).

    Les enfants seraient-ils alors préservés de tous les bouleversements que rencontrent le couple qui traverse une infertilité ? Comment s’organise la dynamique familiale dans ce contexte ? L’infertilité a-t-elle une influence sur le couple et sur les interactions parents-enfants ?

    Mes propos seront illustrés à l’appui de vignettes cliniques issues de ma pratique.

    Ophélie Segade-Bourgeoiset est psychologue clinicienne, docteur en psychologie et travaille en liaison périnatalité à l’hôpital Necker-Enfants malades.

    Elle a exercé pendant 9 ans à la maternité de l’hôpital de Rambouillet. Son travail de Doctorat a porté sur les réaménagements du couple après avoir conçu par insémination artificielle avec donneur et s’est effectué en partenariat avec l’hôpital Cochin. Elle exerce également au CMP du 15ème arrondissement ainsi qu’en libéral.

    Tarifs : Membres du CAPOP : 10€ – Extérieurs : 15€ – Étudiants et chômeurs : 10€
    Lieu : CAPOP, 22 rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris (Métro République).
    Au fond de l’allée centrale, porte de droite, en bas des escaliers.
    Une réservation est recommandée par email à capop.adm@gmail.com.